Le quotidien

Le quotidien

En retrouvant la vie quotidienne, certains sont submergés par des sentiments violents : jalousie, culpabilité, tristesse, sentiment que la terre s’est arrêtée de tourner et qu’on ne peut continuer à vivre.

La vue d’une femme enceinte peut alors sembler insupportable et ramène au chagrin : on peut avoir honte de ne pas se réjouir du bonheur de personnes D’autres ne ressentent rien et peuvent culpabiliser de ne pas pleurer, pour fondre en larmes plus tard, sans comprendre pourquoi.

On peut également éprouver des difficultés à  communiquer avec l’entourage, rencontrer des personnes qui sont gênées et qui se taisent, ou être blessé par des paroles maladroites.

Il n’y a pas une seule bonne façon de réagir, mais autant de façons que de personnes suivant leur histoire, leur vécu : toutes les réactions sont donc « normales ».

Beaucoup de parents passent par des périodes, plus ou moins longues, plus ou moins fréquentes, où tout tourne autour de l’enfant et des rêves perdus. Ces moments permettent d’accorder une place à l’enfant dans le cœur et dans l’histoire familiale.

Souvent, les caps difficiles à passer sont les dates anniversaires, les grandes réunions familiales
et des moments de tristesse peuvent survenir bien des années après alors que personne ne s’y attend (encore moins l’entourage). Il s’avère alors essentiel d’en parler : au sein du couple, avec des amis, avec un psychologue formé au deuil périnatal, etc…

Il peut être utile de s’accorder des moments où l’on pense pleinement à cet enfant, afin de pouvoir accepter qu’à d’autres moments il se fasse plus discret dans son cœur et ainsi reprendre goût à la vie.

Les personnes qui se sentent incomprises, qui ont l’impression de ne pas s’en sortir, peuvent contacter des membres d’associations qui savent, d’expérience, ce qu’elles viennent de vivre, ou un psychologue (la maternité peut en conseiller) qui peut les rassurer et les aider.